Noirâtre texture
// janvier 16th, 2012 // No Comments » // Poésie 3.0
Haut le glaive, de mon sang d’encre, je pourfend
Sans trêve ce cancre, mécréant cent pour cent
Opposé aux chimpanzés, dévoué à m’en désavoué
Sans reposer mes pensées, par ma rime, avouées
Ma prose si amère, aux paraphrases cinglantes
Vers de rage, qui m’embrase, et rend oreilles sifflantes
Mes textes sont pour eux, pour ceux qui me haïssent
De prétextes contagieux cachant cœurs qui périssent
Vos mœurs qui pourrissent de vos philosophies
Ma haine exprimée, chaque jour imprimée
Sur ces cahiers, ces pages lisses de réseaux saturés
Mon journal empli de ratures, ces avis dévoilés
Ô mauvais passant, au regard déprimé
Tu me hais, je t’en remercie, Allah me suffit
Par Lui ma vie brille, mes nuits sont étoilées
Je te laisse ta prison, et tes concepts emmurés
Te laisse murmurer tes lâches injures et blasphèmes
Susurrer ce qui me fâche, ce qui nourrit mes thèmes
Anathème de cette terre, impureté indécrottable
Tu as noircis ces mots, que j’écris depuis mon portable
Médiocre lyrique d’opaque mixture, ces lettres
Juxtaposées, se braquent, froissant ces êtres
Oser c’est frapper, cribler sans concession aucune
L’eau et l’encre ne se mélangent pas, sans rancune.
![Poésie 3.0 [Aboo Mudjaahid]](http://www.aboomudjaahid.com/wp-content/uploads/2011/10/logoEMPTY.png)



