Métropolitesses
// février 18th, 2011 // 5 Comments » // Poésie 3.0
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« Ya quoi ? »
Vous aurais-je dit avant
Ces regards qui me foudroient
Auraient fini dans le sang
Ma foi
Aujourd’hui me préserve
Et une éducation de poids
Fait que ma colère je conserve
Mais que me vaut donc
Ces murmures hypocrites ?
Je me pensais quelconque
Voilà que je les excite
N’aiment-ils pas l’étranger
Qui leur pays a forgé
D’une main d’œuvre courageuse ?
Remerciée de manière odieuse
Et bien non, je ne suis pas
Celui que vous croyez
Normand était mon papa
Et non un « métèque du foyer »
Seulement cette barbe vous gêne
C’est vraiment plus fort que vous
C’est ancré dans vos gènes
Le religieux est un fou
Mais voilà nos valeurs
Sont si différentes
Nos bonheurs sont vos malheurs
Nos coutumes insultantes
Mes héros sont hétéros
Mes stars portent le sitar
Si je portais un sombrero
Vous ne seriez pas aussi bavard
Que me vaut ce numéro
Révélant vos tares ?
Ai-je gâché votre métro
Vous ai-je mis en retard ?
Qu’y a-t-il aujourd’hui
Fallait-il que je me rase
Ou bien quelque chose me suit
Comme une bouteille de gaz ?
Ma chemise est un peu longue
Je m’excuse pour ma pudeur
Mais je vois qu’elle fait fureur
Vu qu’elle délie vos langues
C’est étonnant quand même
De vous voir rouspéter
Vous qui avez tant de problèmes
Je devrais vous suspecter
Votre animalerie
Et votre sauvagerie
Explique votre inculture
Et ces grimaces sur vos figures
J’avoue que votre mépris
M’est parfois profitable
Le siège voisin n’est jamais pris
Quel trajet confortable
Est-ce le voile de ma femme
Qui hante votre vue
Qu’y a-t-il d’infâme
À quelques mètres de tissu ?
Est-ce vraiment nécessaire
Que ses formes apparaissent
Êtes-vous si pervers
Que ne suffisent plus vos diablesses ?
Je supporte votre vice
Veuillez supporter ma piété
Vous aimez tant Iblis
Que me voir vous casse les pieds
Vous êtes vraiment
Des gens courageux
Sortir sans vêtement
En ces temps orageux
Vous êtes tellement devenus fou
Que Satan apprend de vous
Ô peuple barbare, dites-moi
Vous avez pourtant le choix
L’Islam vous ouvre ses portes
Entrez-y donc confiant
Nul besoin d’escorte
Donc à bon escient…
Je vous quitte ici
Nos chemins se séparent
À l’avenir soyez plus polis
Et qu’ALLAH vous répare.
![Poésie 3.0 [Aboo Mudjaahid]](http://www.aboomudjaahid.com/wp-content/uploads/2011/10/logoEMPTY.png)


